esclaves pendant la traite des noirs

Vraies

L’ARRIVÉE DES EUROPÉENS : ÉTABLISSEMENTS ET COMPTOIRS-TRAITE DES NOIRS-CONSÉQUENCES

29 Sep , 2016  

Depuis très longtemps des contacts se sont établis entre l’Afrique noire et les parties du monde voisines : l’Asie et l’Europe. Jusqu’au XVe siècle, ces relations s’effectuaient surtout par les pistes transsahariennes et par les côtes de l’océan Indien. A partir de cette époque, les contacts par l’océan atlantique se multiplièrent grâce aux inventions et aux découvertes qui permirent une navigation plus sûre : la boussole, invention chinoise transmise par les arabes, un type de nouveau navire, la caravelle construite par les portugais. L’Afrique avait un grand besoin d’or et d’épices qu’elle importait par l’intermédiaire des arabes.

 

L’esclavage existait depuis l’antiquité. Des blancs et des noirs pris dans des guerres étaient vendus ou restaient dans les familles pour exécuter les durs travaux, servir de domestiques. Dans les cours royales d’Afrique, ils pouvaient occupés de hautes fonctions. Mais à la fin du XVIe siècle, l’esclavage connut en Afrique un développement jamais atteint au paravent. L’Amérique avait été découverte en 1942 par Christophe Colomb. Portugais et Espagnols conquièrent l’Amérique au début du XVIe siècle, massacrèrent les indigènes (Indiens) ou les réduisirent en esclave. Anglais et français se mirent à leur tour à la conquête de territoires en Amérique.

L’exploitation de ces terres demandait beaucoup de tirailleurs. Or, les indiens des îles et des plaines tropicales de l’Amérique, peu nombreux, agriculteurs médiocres, ne supportaient pas l’esclavage, se laissaient mourir ou étaient massacrées ; les européens n’avaient pas l’expérience de l’agriculture tropicale. Seul les Africains avaient le monopole de l’expérience et une technique bien adaptée en matière d’agriculture tropicale. On alla donc chercher les esclaves noirs d’Afrique.

 

De grandes compagnies commerciales furent créées en Europe pour le commerce atlantique et l’exploitation des colonies d’Amérique. Ces compagnies avaient seuls le droit de faire du commerce dans les zones délimitées. Le bois d’ébène, l’esclavage noir était devenu le principal produit d’exploitation des côtes d’Afrique. Les compagnies construisaient des comptoirs, avec forts et esclaveries, pour un commerce triangulaire : Europe, Afrique, Amérique. L’Europe introduisait en Afrique des produits de peu de valeur, des armes à feu, de l’alcool, et prenait à l’Afrique d’importantes populations qui allaient travailler en Amérique comme esclaves. Le produit du travail de ces nègres était vendu (coton, canne à sucre, argent, or) en Europe par les compagnies qui réalisaient d’énormes bénéfices.

 

La traite des noirs s’étendit sur toute la côte occidentale d’Afrique. Des bateaux transportaient les esclaves en Amérique. Chaque année, ils embarquaient sur les côtes africaines des centaines de milliers d’esclaves noirs. Les historiens évaluent les uns à 150 millions, les autres à 12 millions, le nombre d’hommes enlevés à l’Afrique. Les marchands d’esclaves parcouraient les pays de l’intérieur et conduisaient de longs convois de captifs vers les comptoirs. Dans des esclaveries, comme Gorée, les esclaves étaient entassés dans des pièces humides, mal éclairées, en attendant le prochain bateau négrier. Sur les marchés, l’esclavage était examiné comme du bétail, vendu aux enchères, souvent séparé des autres membres de la famille.

Les noirs n’acceptaient pas leur condition avec passivité. Dans les colonies d’Amérique, plusieurs révoltent eurent lieux.

Aux Antilles, Toussaint Louverture libéra Saint Domingue (Haïti) par les armes. Son œuvre fut continuée par Dessalines qui put obtenir en 1804 la reconnaissance de l’indépendance de partie orientale de l’île et établit une république noire en Haïti. Au XVIIe siècle plusieurs protestations furent élevées contre l’esclavage : Montesquieu, Diderot, l’abbé Grégoire en France, le pasteur Wesley Granville Sharpe, William en Sierra Leone. Des esclaves, rachetés à des propriétaires américains, furent envoyé en Afrique fonder l’État indépendant du Liberia en 1820. La traite fut abolie par le congrès de Viennes de 1815, mais elle ne cessa réellement que dans la deuxième moitié du XIXe siècle, époque du développement du machinisme qui rendait inutile une main d’œuvre abondante. L’esclavage fut supprimé dans les colonies anglaises en 1833 et, grâce à Victor Schœlcher, en 1848 dans les colonies françaises.

 

L’Ouest africain se dépeupla. Les souverains autrefois pères de leurs peuples, se livrèrent à la chasse à l’esclave. La guerre devint permanente et l’insécurité générale. La production se réduisit, la famine s’installa partout. L’Europe par contre s’enrichit et l’abondance des capitaux accumulés aida la révolution industrielle. En Amérique, les esclaves noirs essayèrent de reconstituer la civilisation africaine.

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