femme noire

Fictives

Un enterrement pas comme les autres

21 Mar , 2018  

Vous savez ce qu’il y’a de plus triste dans un enterrement ? C’est quand c’est le vôtre. Il s’agit de moi Ketia Ngoko jeune bourré de talent. Ceux qui relatent cette histoire sont les personnes qui m’ont tué.  Vous vous demandé certainement pourquoi et comment ? Bah tout simplement mon charme et mon cerveau qui m’ont coûté ma vie. Je vous explique…

Après l’obtention de mon bac n’ayant pas les possibilités de poursuivre mes études à l’étranger je me suis retrouvé à Brazzaville puisqu’il n’y a pas d’université à Pointe-Noire. Arrivé à Brazzaville j’ai été accueilli par un ami à mes parents. Une ville où je n’avais presque pas d’ami, une nouvelle famille, je me sentais quasiment seule. Heureusement pour moi mon petit ami y avait aménagé deux ans avant. Donc bien que j’étais triste de quitter ma famille, mes amis… l’idée de retrouver celui avec qui j’envisageais faire ma vie me réconfortais. Ce que j’ignorais, c’est que lui s’était mis en couple dès son arrivée à Brazzaville.

Vous savez tout le plaisir que ça nous procure de retrouver celui qu’on a  attendu pendant longtemps, on pouvait enfin vivre notre amour comme on l’a toujours rêvé… Enfin ! Ça c’est ce que je croyais! Pour lui ce n’était vraiment plus le cas ; dans sa tête c’était le ciel. Monsieur s’était tapé une meuf super canon ! Ah oui celle-là c’était une vrai bombe, il était très amoureux de sa nouvelle conquête et pour moi tout ce qu’il éprouvait c’était de la reconnaissance. Du coup ça devenait difficile pour lui de nous gérer toutes les deux. Au bout de deux mois Monsieur s’était enfin décidé et celle qu’il fallait larguer c’était bien évidemment moi !

Allez imaginer le degré de désespoir dans lequel je me suis retrouvée… Nouvelle ville, nouvelle famille, pas d’amis et cerise sur le gâteau je me retrouve largué par celui que je croyais être mon alpha et mon oméga lol ! J’étais triste ; mais vraiment très triste mais je n’ai pas arrêté de me dire que ce pourquoi j’étais dans cette ville était avant tout mes études ! Je me suis donc consolé en me donnant entièrement à mes études. Le sourire est ce qui me qualifie et je me suis promis de toujours maintenir mon visage illuminé de sourire bien que dans le fond tout en moi criait au secours.

Quant à ma nouvelle famille, elle ne me faisait pas ressentir un seul instant que j’étais une étrangère, tout le monde était gentil, j’ai eu de nouveaux frères et sœurs, une nouvelle maman, un nouveau papa. L’ambiance était parfaite jusqu’à ce que mes nouveaux frères et sœurs se retournent contre moi. En réalité je suis le genre de fille respectueuse et bosseuse ; ça plaisait à mes nouveaux parents mais pas au reste de la famille. Je recevais tout le temps des cadeaux d’encouragements de la part des parents, ils étaient satisfaits de mon travail à l’école, ma conduite. Ce n’était malheureusement pas le cas pour leurs enfants qui étaient tout mon contraire. Ils devenaient jaloux et furieux du fait que les parents m’appréciaient.

Ils étaient tellement remontés que leur méchanceté commençait à prendre le dessus sur eux. Ils ont complotés mon départ de la maison tous ensemble. Un soir pendant que les parents étaient en voyage ils décident de me faire partir de la maison. Au début ça semblait être drôle mais j’ai très vite compris qu’ils étaient sérieux. Finalement j’ai été obligé de quitter la maison ce soir-là. J’étais totalement abattue, je ne savais où aller ni que faire. C’était mon 5iem mois dans cette ville et depuis mon arrivée tout semblait aller de travers même à l’université ou je croyais pouvoir me sentir à l’abri j’étais harcelé par les docs. Et ça tous les étudiants le savent ; quand un doc vous a dans le viseur à moins que vous acceptiez ses avances ou que vous changez d’université vous pouvez déjà dire adieu à vos études.

Et donc ce soir-là je me sentais comme seul au monde. Pendant que je parcourais les rues de Brazza ne sachant où aller, la chose que je redoutais le plus était finalement au rendez-vous ; la pluie ! Alors là j’ai sincèrement fondu en larmes. Si même la nature s’était retourné contre moi tout ce qui me restait à faire c’était alors le suicide. Ca été le pire moment de toute ma vie tout ce dont j’avais envie en ce moment c’était de me jeter dans le fleuve ou me faire heurter par ce train qui klaxonnait juste à quelques mètres de moi…

A suivre dans la partie 2 !

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